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 Le Transcorrézien

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jyce
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MessageSujet: Le Transcorrézien   Jeu 18 Mai 2006 - 12:06

Le Transcorrèzien
Historique :


Le 24 Avril 1908 le train a été déclaré d'utilité publique.

En 1909, les travaux ont commencé sur la ligne.


Le viaduc des rochers noirs fut inauguré par le Président Poincaré en 1913.

En 1918, l'Automotrice Saurer fit son apparition.

En 1932, la ligne Ussel-Neuvic fut arrêtée.

En 1938, l'Automotrice Saurer fut remplacée par la Piguet.

En 1943, le train marche mieux.

En 1945, c'est l'apparition de l'autorail.

En 1952, la voie marchandises est fermée entre Neuvic et Ussel.

En 1959, le 31 décembre c'est le dernier voyage du tacot.


LA CONSTRUCTION


Hippolyte Rouby, sénateur maire de Lapleau et président du conseil général, joue un rôle important dans la construction de la ligne du Transcorrézien. Le projet naît en 1903.
Les travaux ont eu lieu de 1907 à 1913. Plusieurs sections se partageaient le travail de la ligne Tulle-Ussel. De la gare Ussel P.O. à l'arrêt de la Siauve, après Neuvic ; de l'arrêt de la Siauve au ruisseau de Padeyrat, entre Saint-Hilaire et Lafage ; et du ruisseau de Padeyrat à la station de Saint-Bonnet.


Le terrassement se faisait à la pioche, et les trous de mine aménagés dans les rochers pour y déposer de la dynamite se pratiquaient au burin. Les cailloux du ballast se cassaient à l'aide d'un marteau muni d'un long manche, appelé massette. Avec une masse, on cassait les blocs de roches. Les ouvriers se mettaient à genoux pour réduire les cailloux.
La pose des rails est un travail long et difficile. Dans chaque village, les gares étaient construites toutes sur le même plan. On construisit un pont métallique à Lantourne pour traverser le Doustre entre Saint-Pardoux et Marcillac, et le célèbre viaduc des Rochers Noirs pour franchir la Luzège entre Soursac et Lapleau.
Sur la ligne, il n'y eut que deux tunnels percés, un de 123 m à la sortie du viaduc vers Soursac et un autre de 45 m un peu plus loin.
Le travail de construction fut considérable. Sans la main d'œuvre étrangère qui permit ces travaux, le tacot n'aurait sans doute jamais existé.



Les horaires



En 1920 le tacot mettait environ 8 heures pour aller de Tulle à Ussel.
Il roulait à 15 km/h.
Il s'arrêtait à toutes les gares et dans d'autres endroits, il suffisait de lui faire signe.
Les jours de foire à Tulle, à Neuvic ou à Ussel, les horaires étaient modifiés pour que tout le monde en profite.


Les signaux


Le train circulait sur des rails, au milieu ou sur le côté de la route.
Il existait donc des signaux pour aider le chauffeur. Ceux qui se voyaient : les lanternes pour la nuit, le bras seul ou les drapeaux. Le vert signifiait de ralentir, le rouge de s'arrêter et le blanc d'avancer. Il y avait aussi des signaux qui s'entendaient : le sifflet de poche ou de marine et les pétards. Les pétards signifiaient qu'il y avait un danger, les sifflets servaient à faire arrêter ou avancer le train .
Grâce aux signaux il y avait peu d'accidents. Le train avançait à faible vitesse, ce qui réduisait les risques.



LE TACOT LES JOURS DE FOIRES


Le rôle du tacot les jours de foires était très important.
Les foires les plus importantes étaient celles de Neuvic, Tulle et Ussel.
Le jour des marchés et des foires, les horaires du train étaient décalés, le train partait plus tôt le matin et repartait plus tard le soir, pour que les gens aient le temps de faire la foire.
Les gens transportaient des volailles, du lait, des légumes, des fromages… qu'ils allaient vendre à la foire.
Les hommes étaient habillés d'une blouse bleue, feutre noire à larges bords et avec des sabots au pieds ; leur bourse était attachée à l'intérieur de la blouse.
Les femmes étaient toutes en noir et portaient un cabas en paille de riz qui servait de panier à volailles ou de sac à légumes.
Souvent, les paysans partaient en train et revenaient à pied quand ils avaient acheté du gros bétail qui ne pouvait pas voyager dans le train.
Sans le tacot les foires n'auraient pas été aussi réussies.



Le courrier


Avant le tacot on transportait le courrier en charrette ou à pied… Grâce au tacot il arrive plus vite et régulièrement tous les jours.
Les chefs de gare remettaient le courrier au facteur, mais beaucoup de gens allaient chercher directement leur courrier à la gare. Pour les colis il fallait payer un affranchissement, plus c'était lourd plus il coûtait cher. Ces colis permettent de transporter des médicaments, des pièces de rechange et des objets qu'on ne pouvait trouver qu'à la ville. Grâce à ces nouveaux échanges, la vie des gens de la campagne s'améliore.


Les métiers du Transcorrézien


Le chef de gare récupère le courrier qu'elle donne au facteur. Elle distribue aussi les billets et surveille les fraudeurs. Elle accueille les passagers sur le quai, elle réceptionne les colis.
La chef de gare surveille les vélos à l'arrière de l'autorail. Elle donne aussi les derniers colis au chef de train. C'est aussi elle qui vérifie les chargements de bois ( pas de billes qui dépassent des wagons du train).
Les passagers qui voyagent régulièrement prennent des cartes de circulation qui sont valables pendant un an. Ceux qui circulent occasionnellement prennent un permis de circulation, valable pour une journée.
C'était le plus souvent les femmes qui faisaient ce travail, certaines avait même commencé à travailler à quatorze ans. On les appelait les chefesses de gare.
Le chef de station donne les ordres pour tous les mouvements et les manœuvres dans les gares.
En dehors, ce sont les chefs de train qui dirigent les manœuvres.
Le mécanicien est chargé de la conduite et de l'entretien de la machine, il vérifie toutes les pièces de la machine et les graisse chaque fois que cela est nécessaire.
Le chauffeur doit être capable d'arrêter la machine en cas de besoin. Il est spécialement chargé de l'alimentation du foyer, de la manœuvre du frein à main et du nettoyage de la machine.
Tous les deux portaient, une casquette à très longue visière, enfoncée jusqu'aux oreilles ainsi que de grosses lunettes de protection, souvent remontées sur le front.
Ils avaient de grosses chaussures genre godillots militaires permettant de marcher sur les tôles brûlantes.
Le mécanicien tenait à la main un éternel chiffon pour se défendre des huiles, du charbon ou du fraisil.
Pour empêcher que ce fraisil brûlant ne leur pénètre sur le corps, les hommes portaient autour du cou un foulard rouge et noir.


Le bois


Le train était le seul moyen pour transporter le bois loin. Les bûcherons le transportaient jusqu'à la gare avec des bœufs et l'entassaient le long de la voie jusqu'à son expédition.
Avec le chêne, on fabriquait les traverses de chemin de fer qui étaient vendues à la SNCF. On l'utilisait aussi pour faire des poteaux de mine employés dans le Puy de Dome et jusque dans la Loire. On coupait également des grumes pour faire des charpentes.
Le bois de châtaignier était vendu pour faire de la pâte à papier. Le transport du bois a été très important pour le développement du Transcorrézien, jusqu'à ce que les camions prennent sa place. Ils étaient plus rapides, prenaient le bois directement dans la forêt pour l'emmener sur les lieux de livraison .




Au soir du 31 décembre 1959, un évènement fatal, le Transcorrézien va disparaître. Le tacot du département créé 50 ans auparavant, qui reliait Tulle à Ussel, disparaît. Dans les années 1950, les camions deviennent de plus en plus nombreux. Ils permettent de transporter les marchandises avec beaucoup plus de liberté. Les autobus eux aussi transportent de plus en plus de gens. C'est pour des raisons que le Transcorrézien a disparu, il n'était plus rentable. Les gens l'ont regretté tout de suite ; ils perdaient leur point de repère. Depuis 45 ans, ce sentiment s'est transmis de génération en génération et aujourd'hui encore certains ont beaucoup de souvenirs.


Je vous invite a vous installer, laissez vous guider et regarder la belle petite histoire de ce "tacot" de Corrèze accompagné de vieilles mélodies d'époque


Cliquez sur le cromagnon et régalez vous




Pour me faire part de vos observations, merci de cliquer sur le lien ci-dessous.
http://partagernospassions.actifforum.com/viewtopic.forum?t=45


PS : Merci au Cro-Magnon pour les musiques d'époque cheers

_________________
Le plus dur chez les cons, c'est qu'il vous aiment..... (Jycé)
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