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 Fort Alamo 6 mars 1836

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jyce
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MessageSujet: Fort Alamo 6 mars 1836   Sam 19 Avr 2008 - 17:25

Cliquez sur le Grammophon










Film de John Lee Hancock

Ne pas oublier le film de John Wayne de 1960






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MessageSujet: Re: Fort Alamo 6 mars 1836   Sam 19 Avr 2008 - 17:27

Le siège d'Alamo - 22 février / 6 mars 1836

Les origines du conflit

En 1821, Stephen Austin avait créé une colonie "anglo-américaine" le long du Rio Brazos, sur un territoire légalement concédé par le gouvernement mexicain. L'exemple des premiers colons fut rapidement suivi et de nombreux établissements apparurent sur ce territoire mexicain qui allait devenir le Texas. De plus en plus nombreux et puissants, les colons ne tardèrent pas à comploter afin de faire annexer leurs territoires par les Etats-Unis.
Les citoyens du Texas étaient toutefois divisés en deux clans : ceux qui voulaient négocier leur indépendance et ceux qui voulaient combattre le Mexique. Un leader charismatique apparut en la personne de Sam Houston; il était de ceux qui pensait que l'indépendance devait être acquise par phases successives et était persuadé que le Texas ne pouvait gagner une guerre contre le Mexique.
Le dictateur mexicain, Santa Anna, souhaitait la guerre. Sous prétexte de défendre l'intégrité du territoire mexicain, il voyait dans cette situation une excellente occasion de détourner l'attention de son peuple de la violence et de la corruption de son gouvernement.
A la fin de 1835, Santa Anna envoya des troupes au Texas, dans un village du nom de Gonzalez, afin de confisquer un canon aux Texans; l'affaire dégénèra en fusillade et provoqua le début des hostilités.
Santa Anna lança ses troupes dans le sud du Texas, pillant village après village.
Un gouvernement provisoire du Texas fut contitué et Sam Houston fut nommé général en chef d'une armée texane encore symbolique. Avec une population de 30.000 habitants, des finances inexistantes et un armement se limitant pour l'essentiel à quelques fusils, Houston avait à lutter contre une nation de 7.000.000 d'habitants dotée d'une armée et d'une marine régulières, organisées et entraînées suivant des méthodes qui avaient fait leurs preuves.
Dans ce contexte, il devint rapidement évident qu'il fallait retarder au maximum l'avance de l'armée mexicaine afin de constituer une armée texane qui puisse espérer livrer bataille avec quelque chance de succès. La stratégie de Houston fut donc de reculer en laissant l'armée mexicaine s'étirer dans l'immensité du Texas jusqu'à ce que ses lignes d'approvisionnement deviennent trop étirées que pour rester efficaces.
En conséquence, l'ordre fut donné à la petite garnison d'Alamo de faire sauter le fortin avant de se replier vers l'intérieur des terres. Alamo était sous le commandement d'un avocat de 26 ans, Bill Travis, lequel commandait une troupe de 157 volontaires. Ceux-ci furent rapidement rejoints par quelques hommes menés par l'aventurier Jim Bowie. Le 8 février 1836, l'ancien élu du Tennessee, Davy Crockett, arriva à Alamo à la tête des "Volontaires Montés du Tennessee", soit 12 hommes. Avec quelques Mexicains de la ville voisine de Bexar qui s'étaient joints à eux, le nombre total des défenseurs d'Alamo se montait maintenant à environ cent quatre-vingt.
Contrairement à Houston, Travis était persuadé qu'il fallait arrêter les Mexicains avant qu'ils ne pénètrent profondément en territoire texan; il parvint rapidement à convaincre Bowie et Crockett de défendre la place. Moins de deux cents Texans se préparèrent donc à subir le choc de l'armée mexicaine dans l'unique forteresse barrant la route à Santa Anna


Le site d'El Alamo



La mission d'El Alamo avait été construite en 1718 à proximité du village de Bexar sous le nom de Mission de San Antonio de Valerio, nom de son saint patron, dont la statue se trouvait à l'entrée de l'église. Abandonnée par les Franciscains en 1793, la mission, qui devint plus connue sous le nom d'El Alamo, fut transformée en place forte par l'armée espagnole en 1801. La place fut désaffectée en 1825, le Mexique ayant acquis son indépendance sur la puissance coloniale espagnole.
El Alamo était construit sur le plan des monastères franciscains espagnols. Sa grande cour rectangulaire ("plaza") couvrait douze mille mètres carrés et était entourée de murs en pierre épais d'un mètre et hauts de trois. On notait la présence de divers bâtiments; les plus importants étaient le couvent, transformé en caserne, et l'église, inachevée, dont les murs étaient hauts de sept mètres et épais d'un mètre et demi.


La bataille

Le 22 février dans la soirée, l'avant-garde de l'armée mexicaine arriva en vue d'El Alamo. Le lendemain, la quasi totalité de l'armée de Santa Anna était parvenue sur place et encercla le fort sans opposition. Santa Anna installa son quartier général à Bexar où il fit hisser un drapeau rouge au mât de la grande place, signifiant par là aux défenseurs qu'il ne leur serait pas fait de quartier s'ils livraient bataille et étaient vaincus.
Santa Anna exiga la reddition immédiate et sans condition; en guise de réponse, Travis fit tirer un coup de canon contre Bexar...
Durant toute la journée du 23 février, les Mexicains tentèrent de mettre leur artillerie en batterie aussi près que possible du fort.
Du 24 février au 5 mars, l'artillerie de Santa Anna bombarda Alamo sans grand résultat; les boulets n'ébréchèrent guère les épaisses murailles de l'ancien monastère. L'infanterie mexicaine fit quelques tentatives d'attaque qui échouèrent sous le feu implacable des défenseurs. Avec de nouveaux renforts qui lui étaient parvenus, Santa Anna disposait à présent d'au moins 9.000 hommes.
Ce fut avant l'aube du 6 mars que se déchainèrent les vagues du premier assaut important contre le fort. Sous la puissance de feu des défenseurs, les Mexicains reculèrent, laissant de nombreux morts et mourants au pied des remparts. Les Mexicains, harangués par leurs officiers, tentèrent de relancer l'assaut avant que les Texans n'aient eu le temps de recharger leurs armes; au désappointement de Santa Anna, le feu des Texans continua à faire des ravages dans les formations serrées de l'infanterie mexicaine.
Le deuxième assaut obligea les Mexicains à marcher sur leurs propres morts, ce qui leur enleva beaucoup de leur ardeur combative. Les assaillants parvinrent toutefois à dresser des échelles contre les murs et quelques Mexicains réussirent à déferler par-dessus les remparts. Une contre attaque texane les obligea toutefois rapidement à la retraite.
Santa Anna eut de grandes difficultés à convaincre ses officiers de conduire un troisième assaut contre la forteresse, tant les pertes infligées à son armée avaient été élevées.
Le dernier assaut fut livré par 5.000 hommes aux sons des musiques régimentaires. Les soldats se déversèrent par-dessus les remparts et parvinrent cette fois à se rendre maîtres des murailles. Il devint évident que les Mexicains allaient prendre le fort par la seule force de leur nombre. Les rares survivants texans, au nombre d'une dizaine, se réfugièrent dans l'église où ils ne tardèrent pas à succomber.
Lorsque tout fut terminé, six défenseurs d'Alamo survivaient. Santa Anna les fit fusiller dans la cour de la forteresse. Les seules personnes épargnées furent deux femmes blanches et les serviteurs noirs des officiers...




Les suites de la bataille

La décision de Travis de se laisser encercler dans Alamo, à l'encontre des ordres de Houston, fut une erreur militaire. Elle eut cependant un effet moral crucial, tant sur les Mexicains que sur les Texans.
Pour le Mexique, le fait de voir son armée arrêtée pendant treize jours par une poignée d'hommes, fut des plus démoralisants.
Subjugués par l'héroïsme de Travis et de ses compagnons, les Texans cessèrent de se quereller entre eux. Une énorme vague de patriotisme fit affluer les volontaires au camp de Sam Houston en vue des combats futurs...
Le chiffre des pertes mexicaines ne fut jamais exactement établi; selon le Secrétaire de Santa Anna à l'époque du siège, le Mexique déplora 1544 morts, soit dix Mexicains pour un Texan. A ces pertes, il fallut ajouter plus ou moins 1500 blessés; les combattants d'occasion de Travis mirent ainsi hors de combat près de la moitié de l'Armée du Mexique...
Dans l'après-midi du 6 mars 1836, Santa Anna ordonna d'allumer les bûchers où avaient été entassés les corps des défenseurs d'El Alamo. Quatorze des morts qui se consumèrent furent , à jamais, considérés comme des "soldats inconnus"...


A suivre....

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Dernière édition par jyce le Sam 19 Avr 2008 - 19:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Fort Alamo 6 mars 1836   Sam 19 Avr 2008 - 19:25

Cliquez sur le Grammophon





Fort Alamo et La guerre Américano-Mexicaine

" Historique " Cliquez ici


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MessageSujet: Re: Fort Alamo 6 mars 1836   Sam 19 Avr 2008 - 19:34

Siège de Fort-Alamo

Le siège de Fort-Alamo (février à mars 1836) est l’événement majeur de la guerre d’indépendance de la République du Texas et un symbole de la résistance désespérée, ainsi qu’un grand moment dans l’expansion des États-Unis au 19ème siècle.

Sujet de plusieurs films plus ou moins près de la réalité historique, le siège de Fort Alamo est un événement historique majeur au Texas. En 1836, à peine 200 volontaires dont le légendaire David Crockett se retranchèrent dans le fort et décidèrent de résister jusqu’à la mort à l’Armée Mexicaine commandée par le général Santa Anna et forte de plusieurs milliers d’hommes. Le siège, qui dura 13 jours jusqu’à l’assaut du 6 mars, a retardé et affaibli considérablement l’armée mexicaine (environ 600 soldats mexicains tués et blessés) qui perdit le Texas quelques semaines plus tard...

Déjà au temps de la colonie espagnole les États-Unis cherchaient à annexer le Texas par la voie du peuplement par des citoyens américains. L’indépendance du Mexique date de 1821. Après un essai d’Empire la République est proclamée en 1823. Au temps des événements du Texas le Mexique est alors sous les présidences de Miguel Barragan (du 28 janvier 1835 au 1er mars 1836) et de José Justo Corro (du 2 mars 1836 au 18 avril 1837). En 1836 le Texas est une province mexicaine où depuis plusieurs années, un grand nombre de colons provenant des États-unis s’étaient établis (ils formaient 85% de la population). Ces colons la plupart du temps ignoraient les us et coutumes du pays, ayant peu de respect pour ses lois et institutions (notamment l’interdiction de posséder des esclaves) et voulant vivre comme bon leur semblait. Sentant l’unité du pays menacée, le gouvernement mexicain décida d’abroger toutes les mesures favorables qui leurs étaient accordées, ce qui mit le feu aux poudres. Des escarmouches éclatèrent obligeant l’armée mexicaine à abandonner certaines places stratégiques. Santa Anna (Antonio de Padua Maria Severino Lopez de Santa Anna) fut chargé de rétablir l’ordre et de préserver l’intégrité nationale, avec une armée 6000 hommes pour la plupart recrutés de force (leva) et peu experimentés, mal équipée et surtout pourvue d’un armement désuet. Du côté des insurgés au Texas un homme important, le Général Sam Houston, charge un certain James Bowie (inventeur du célèbre Bowie-knife et esclavagiste notoire) de détruire le Fort Alamo. L’objectif est de préparer une armée plus au Nord. Arrivés sur place, Bowie et une centaine de volontaires prennent leur temps pensant l’armée mexicaine encore loin. À cette centaine d’hommes s’ajoute une trentaine de soldats sous les ordres du jeune William Travis, lieutenant-colonel de la jeune armée Texane en formation. Ces deux hommes qui vont écrire avec héroïsme l’une des plus grandes pages de l’histoire de leur pays, sont rejoints par le (déjà) légendaire Davy Crockett (citoyen des États-Unis) à la recherche d’un nouveau départ après sa défaite aux élections au Congrès.


Le siège

L’armée Mexicaine arriva bien plus tôt que prévu et, surpris, les insurgés se retranchèrent à la hâte dans le fort. Le Général Santa Anna proposa une reddition sans conditions (offre généreuse la plupart des défenseurs du fort étaient étrangers au Mexique) faute de quoi la garnison serait passée par les armes. Travis répondit non sans panache par un coup de canon. C’est alors que le Drapeau Rouge fut hissé du haut du clocher de l’église de la ville. Tous les défenseurs d’Alamo comprirent alors qu’aucun d’entre eux ne serait épargné lors de l’assaut, qui s’annonçait imminent. Le Colonel Travis envoya des missives dans tout le pays (comprendre : aux Etats-Unis ce qui pour les mexicains constituait une trahison) demandant des renforts. Il prévint qu’il préfèrerait la mort à la capitulation dans sa célèbre lettre au gouvernement de la révolution. Le siège fut marqué par d’intenses pilonnages au canon et par un assaut manqué de deux heures qui mobilisa plus de 500 soldats mexicains. Santa Anna décida alors de jeter une bonne partie de ses forces dans la bataille et d’attaquer par les quatre côtés du Fort. Quant aux défenseurs, ils n’obtinrent presque aucun renfort, si ce n’est une trentaine d’hommes portant à 189 le nombre des assiégés.

La situation était totalement désespérée pour les insurgés. Un moment important, d’une extraordinaire intensité allait avoir lieu. C’était le moment du choix. Tous les défenseurs choisirent de rester et de se battre. Selon la légende, Travis rassembla ses hommes et traça un trait sur le sable, invitant tous ceux qui le désiraient à rester à ses côtés pour combattre jusqu’à la mort et se sacrifier pour la toute jeune république du Texas dissidente du Mexique. Tous les défenseurs franchirent la ligne scellant ainsi leur destin vers une mort certaine mais héroïque. Il existe une légende indiquant qu’une seule personne refusa, préférant tenter sa chance en fuyant durant la nuit. Ce serait un soldat d’origine française (un certain Louis Rose) qui aurait connu les guerres napoléoniennes.


L’assaut final

Vers 5 heures du matin, l’armée mexicaine, en position, attaqua Alamo avec plusieurs milliers de soldats. Si l’assaut ne dura qu’un peu plus d’une heure, il fut d’une violence extrême. Dans un premier temps, les insurgés, appuyés par leur artillerie, causèrent de terribles pertes aux Mexicains. Des bataillons entiers furent décimés et un Général fut même blessé au combat. Puisant dans ses réserves, Santa Anna arriva à ouvrir une brèche dans le fort et la bataille se poursuivit à l’intérieur par un effroyable corps à corps. Travis fut tué au tout début de l’assaut d’une balle dans la tête alors qu’il tirait du haut d’un mur. Bowie, tombé gravement malade pendant le siège, perdit la vie dans son lit (on dit aussi qu’il se cacha sous un matelas). Quant à David Crockett, certains pensent qu’il mourut au combat alors que d’autres, appuyés par le témoignage d’un officier mexicain, pensent qu’il fut fait prisonnier et exécuté comme l’exigeait la loi. Alamo était tombé...

Le bilan de l’assaut était dramatique, l’Armée Mexicaine payant très cher cette victoire : si les 189 défenseurs du Fort furent tués, Santa Anna vit son armée amputée de plusieurs centaines de soldats.


Conclusion

Au grand dam du général Santa Anna et du gouvernement central, la chute d’Alamo n’effraya pas les insurgés. Bien au contraire, ses défenseurs devinrent des martyrs dont la mort ne put rester vaine. Travis, qui emmena ses hommes à une mort certaine, occasionna non seulement des pertes importantes affaiblissant l’armée mexicaine, mais il l’aura également retardée dans son avancée vers le nord destinée à nettoyer le Texas de tous les insurgés. Plus au nord, ce délai permit au Général Sam Houston de recevoir des renforts en hommes, vivres, armes, munitions et argent des États-Unis et de constituer une armée qui défit celle de Santa Anna quelques semaines plus tard à San Jacinto dont la vallée raisonne encore du cri de ralliement « Remember Alamo ! ». Prisonnier, le général mexicain (qui n’était alors pas Président de la République) dut se résoudre à donner l’ordre à ses troupes de quitter le Texas en échange de sa vie. Ordre qui n’aurait pas dû être appliqué par une armée dont le chef était prisonnier. Il ne faut pas oublier que le gouvernement mexicain en envoyant une armée défendre l’intégrité de son territoire ne faisait que son devoir. Devant la puissance naissante des États-Unis que pouvait faire un Mexique en retard d’une guerre (les Mexicains utilisaient des armes qui avaient servi à Waterloo). Napoléon Ier l’avait bien compris en vendant la Louisiane. Plus tard la guerre mexicano-américaine le confirmera.

Il serait abusif par ailleurs de sanctifier Alamo, car le désir du Texas de s’affranchir du Mexique procédait aussi d’un refus de sa part d’abolir l’esclavage comme l’avait décidé le Mexique en 1829.


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sources wikipedia

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MessageSujet: Re: Fort Alamo 6 mars 1836   Sam 19 Avr 2008 - 19:41

La chute de Fort-Alamo est en effet à l’origine de la naissance de l’un des Etats les plus importants des Etats-Unis, le Texas, qui en 1836, au moment de la bataille était encore une province de la Fédération mexicaine.

Le Mexique avait acquis son indépendance contre le joug espagnol, en 1821, à l’issue d’une guerre particulièrement meurtrière, mais son territoire restait encore à mettre en valeur. Le système des empresarios - contrat autorisant un empresario à faire immigrer au Mexique des colons pour mettre en valeur la terre - mis en place par les Espagnols, fut repris par le nouveau gouvernement. C’est ainsi que la famille Austin, Moses, puis son fils Stephen, organisèrent la colonisation du Texas par les anglo-américains qui formaient alors les trois-quarts de la population de cette province dont la ville principale est San Antonio.

Suite à la prise de pouvoir du général Antonio Lopez Santa Anna, en 1834, les texans s’organisèrent une armée sous le commandement de Sam Houston. Originaire du Tennessee dont il a été gouverneur, c’était un homme influent, proche du président américain de l’époque Andrew Jackson.

Des protagonistes comme Stephen Austin, principal agent de l’émigration, qui avait prôné auparavant le compromis avec les autorités mexicaines sort de prison en septembre 1835 où l’avait jeté le nouveau pouvoir. Pour lui, les dés sont jetés, les colons du Texas n’ont plus à obéir au gouvernement mexicain, tombé sous la coupe de despotes militaires.

Au début de l’année 1836, des volontaires venus des Etats-Unis rejoignent les rebelles assemblés dans le Fort-Alamo. On y trouve les protagonistes principaux :

William Travis, le commandant du fort qui est originaire de l’Alabama, où il était un jeune avocat qui n’hésita pas à abandonner femme et enfants pour refaire sa vie au Texas. Orgueilleux, ambitieux, un peu prétentieux et plein d’un héroïsme romantique, c’est un personnage haut en couleur.

Davy Crockett qui est un des américains les plus populaires de sa génération. Connu comme trappeur et chasseur d’ours, on oublie qu’il a été jadis représentant des intérêts du Tennessee à Washington.

James Bowie, aventurier sans foi ni loi qui a fait fortune dans la spéculation foncière par des moyens par toujours honnêtes. C’est un fin duelliste, et surtout un chasseur d’indiens chevronné.

Santa Anna prend lui-même le commandement de l’armée destinée à écraser les rebelles texans et s’arrête le 23 février 1836 devant le premier obstacle qu’il rencontre : Fort-Alamo. Il faut rappeler qu’il ne s’agit pas du tout à l’origine d’une place forte mais d’une vielle mission franciscaine fondée en 1718 dans le but de christianiser les indiens des environs. C’est autour de cette mission que s’est développé la ville de San Antonio tandis qu’au fil du temps Alamo tombait en ruine. La place se présente comme un ensemble de bâtiments disposés autour d’une cour rectangulaire d’environ un demi-hectare, surface trop vaste pour être défendu par 200 personnes.

Pour Santa Anna, Alamo représente une victoire facile dont il a besoin pour mettre ses hommes en condition. En effet, la route est longue de Mexico à San Antonio et le général mexicain, qui est un homme brutal qui ne considère pas plus ses soldats que ses adversaires, s’est mis plusieurs de ses subordonnés à dos. Il voit dans cette poignée de rebelles enfermés dans une vieille mission en ruine une affaire de 2 ou 3 jours.

La résistance allait durer treize jours de siège, pendant lesquels les 200 texans allaient tenir bon. Il faut rappeler ici que les effectifs mexicains sont dix fois plus nombreux ce qui ne manque pas d’exaspérer Santa Anna qui doit attendre des troupes fraiches pour mener l’assaut. Les assiégés résistent avec énergie mais cultivent l’espoir de secours qui ne viendront pas si ce n’est 32 miliciens qui parviennent à s’engouffrer non sans mal dans Fort-Alamo.

Pour Travis, Alamo est la clé du Texas. En fixant l’armée mexicaine sur ce point par sa résistance prolongée, il permet à Houston, le commandant en chef des troupes texanes, d‘organiser la rébellion sur une plus grande échelle et de contre attaquer avant que les Mexicains ne s’enfoncent dans les colonies et s’en prennent à leurs familles.

L’assaut final a lieu le 6 mars 1836. Il n’y aura pas de survivants, à l’exception de l’esclave noir de Travis, Jo, et de l’épouse d’un officier d’artillerie avec son bébé. Santa Anna, exaspéré par la longue et insolente résistance de ceux qu’il considère, non pas comme des soldats, mais comme des rebelles, a fait déployer la bannière rouge, annonçant aux assiégés qu’il ne fera pas de quartier.

Quelques jours avant la chute de Fort Alamo, pendant le siège, le 2 mars 1836, le Texas proclamait son indépendance. La résistance de ces 200 volontaires en en tenant face à l’armée mexicaine pendant 13 jours et en lui faisant subir des pertes importantes - 600 morts ou blessés, soit le tiers des effectifs rassemblés - avait permis au commandant en chef de l’armée mexicaine, Sam Houston, de rassembler les troupes nécessaires à sa victoire finale sur santa Anna, le 21 avril 1836. Le cri de « Souvenez-vous d’Alamo » servait de harangue aux Texans.

La résistance de Fort Alamo reste aujourd’hui un mythe fondateur du Texas et un élément clé de l’histoire des Etats-Unis, puisque 9 ans après son indépendance, le Texas rejoint, en 1845, les Etats-Unis d’Amérique.

Farid Ameur avait déjà publié, en 2004, « La guerre de sécession », dans la collection Que sais-je ?


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MessageSujet: Re: Fort Alamo 6 mars 1836   Sam 19 Avr 2008 - 19:47

Histoire / Louis Rose : l'Ardennais qui a connu Davy Crockett

René Dupont :

« le dernier Rose ». Incroyable destin que celui de l'Ardennais Louis Rose. Né à La Férée en 1785, il meurt en Louisiane à l'âge de 66 ans, après avoir survécu aux guerres de Napoléon et à la bataille mythique de Fort Alamo.

Cinq mars mille huit cent trente-six, Fort Alamo.

Le Texas est en pleine guerre d’indépendance. James Bowie, qui a repris le fameux fort aux mains des Mexicains, trois mois plus tôt, trace une ligne au sol, avec son sabre.

A 300 contre 6.000, il sait que ses soldats ne verront pas la fin du jour, les Mexicains sont prêts à laver l’affront et ne feront pas de quartier. Ce sera la mort ou la victoire. S’ils veulent vraiment se battre, ils doivent passer la ligne. D’après la légende, un seul homme ne l’a pas fait : un Ardennais ! Ce qui en fait un des rares survivants de la bataille.
A 51 ans, Louis Rose fait figure d’ancien parmi les Américains dont certains ne sont encore que des adolescents. Ils le surnomment Moses (Moïse). Louis Moses Rose, ancien grognard de Napoléon, a un passé de combattant aguerri. Il n’est « pas prêt à mourir ».

Né à La Ferée le 11mai 1785, il est « le fils de Pierre Ro(z/s)e employé dans la ferme du roi au poste et de Marie Henaux », peut-on lire sur son acte de naissance conservé aux Archives départementales à Charleville-Mézières, unique preuve de sa vie que nous avons réussi à trouver dans les Ardennes.

Au cimetière de La Ferée, pas moyen de partir sur la trace de ses ancêtres. « Le cimetière a été déplacé en 1951 », explique le maire, René Dupont.

Sur les tables décennales, de l’an 1803 à 1813, un seul Roze, Antoine, décédé le 14 juin 1810. « Vers 1978, au début de mon premier mandat, un Américain est venu. Il cherchait des informations sur Louis Rose pour sa thèse », se souvient René Dupont.

Et en effet, c’est de là-bas que la plupart des informations proviennent.

Plusieurs sites Internet reviennent (en anglais) sur cet homme, que l’on caricature parfois comme celui qui a préféré partir au lieu de se battre. Le sujet est sensible au Texas. Le combat de Fort Alamo représente un événement majeur de sa guerre d’indépendance et un symbole de résistance.

Ainsi, quand Jacques Chirac s’est prononcé contre la guerre en Irak (commanditée par le Texan George W.Bush), la légende de Louis Rose a été évoquée comme étant un exemple ancestral de la lâcheté française.

C’est vite oublier le passé glorieux de l’homme qui a pris les armes dès 1806 dans la Grande armée de Napoléon. En 1814, le lieutenant reçoit la Légion d’honneur pour son rôle d’aide de camp auprès du général Jacques de Monfort. Il sert dans les campagnes de Naples, du Portugal, de l’Espagne, ainsi qu’en Russie.

Après la défaite de Napoléon, il migre au Texas, à Nacogdoches, vers 1827.

Il y travaille dans une scierie et devient messager entre Nacogdoches et Natchitoches (Louisiane). Ami de James Bowie, il rejoint la rébellion et se bat à ses côtés jusqu’à Alamo où il rencontre probablement un autre héros, Davy Crockett. Il combat dix jours avant de partir.

Après un périple, il revient à Nacogdoches où il ouvre une boucherie. En 1842, il gagne Logansport en Louisiane où il meurt en 1851.

Louis Moses Rose ne s’est jamais marié et n’avait pas d’enfant. Sa seule descendance est celle de son frère, Isaac Rose, qui lui a eu sept fils. Depuis 1927, le revolver de l’Ardennais Louis Moses Rose fait partie de la collection du musée d’Alamo.


Nathalie Diot

Articlé paru le : 25 février 2008

Les articles de la commune de La Férée

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MessageSujet: Re: Fort Alamo 6 mars 1836   Dim 20 Avr 2008 - 7:41

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Battu aux dernières élections du congrès américain ou il briguait un second mandat, le célèbre trappeur David Crockett décida de partir pour le Texas afin de donner un nouveau souffle à sa vie. Voici sa biographie:

Les Croketagne font partie des 300.000 huguenots qui ont quitter la France sous la menace de la Revocation de l'Edit de Nantes, texte donnant légitimité à la religion protestante. Antoine De Croketagne quitta donc la Normandie pour l'Angleterre où son troisième fils se maria puis émigra aux U.S.A, dans l'état de New-York. Un fils nait; ce sera l'arrière gand-père de Davy il sera tué par des Indiens. En tous cas, c'est lors de leur arrivée qu'ils anglicisèrent leur nom : le premier document civile est signé CROCKETT.Davy voit le jour le 17 aout 1786 dans une famille nombreuse qui vit au contact de la nature sur le front pionnier où la guerre contre les Indiens rend la vie dure. A 12 ans, il est totalement analphabète et son père l'envoie à l'école mais à la suite d'une dispute avec un camarade bien plus agé (la bagarre a tournée en faveur de Davy), il sèche les cours. Son père le réprimende et il quitte le foyer familial et part à l'aventure mais ne trouvant pas d'emplois à sa convenance il retourne chez lui.Davy a mûrit et décide de devenir "lettré" mais ses progrès sont lents. Malgré ses difficultés scolaires Crockett épouse Mary Finley le 12 aout 1806 qui lui fera trois enfants. Il devient un excellent trappeur et fait vivre tout un village. Mais son tempérament le pousse à tenter l'aventure en 1811 vers les terres encore Indiennes. Ces derniers, notamment les Creeks, armés par les Anglais en guerre contre les Etats-Unis, mènent une lutte légitime contre les envahisseurs américains. Crockett fait partie de son époque et participe à l'extermination des Indiens. En 1827, il devient député au Congrès de Washington. Vêtu de son habit de trappeur, de son célèbre bonnet à queue, le député-Crockett fait sensation. Surprenant changement d'opinion: il vote contre une loi anti-indienne. Pourquoi? Personne ne le sait. Peut-être a-t-il changé, en revanche Crockett ne semble pas avoir été acheté vue l'importance de l'honneur à ses yeux. Toujours est-il, Davy n'est pas réélu en 1833 et déclare ceci à propos de son adversaire vainqueur(note: Il a été battu par un vétérant de la guerre contre les creeks qui y a perdu sa jambe): " ....Puisque vous avez choisi un type qui porte une patte en bois pour me remplacer, vous pouvez tous aller au diable, moi je vais au Texas!"Avec 11 ou 12 compagnons, il part pour San Antonio rejoindre le riche et attractif Texas où les rumeurs d'une guerre imminante contre le pouvoir Mexicain courent à travers les Etas-Unis. Sur le chemin, David, libéré de ses responsabilités, se lache: beuveries tous les soirs au point de ne plus avoir un sous en poche. Il vend sa montre pour 30$(à l'époque!!!) afin de poursuivre la fiesta!

Le 8 février 1836, Crockett arrive à Alamo et prononce se discours: "Je suis venu dans votre région sans aucun motif personnel. Je le crois du moins, mais uniquement pour vous aider, autant qu'il sera en mon pouvoir, à défendre votre noble cause. Vos intérêts seront les miens, et le seul honneur que je revendique est celui de défendre en soldat, avec mes compatriotes, les libertés de notre nation commune." Puis, il offre à boire à la garnison.

Crockett n'a pas eu de fonction de commandement durant le siège mais selon les récits de Susanne Dickinson( femme d'Almeron Dickinson, un soldat du fort), il n'a cessé de motiver les hommes, allant même jusqu'à donner un concert de violon. Crockett n'était pas un saint ( Guerre indienne, boisson etc..), mais les valeurs de liberté et du droit des peuples à disposer d'eux-même comptait plus que tout à ces yeux. D'ailleurs, la veille de l'assaut final, il a écrit dans son journal intime ceci: "Pop,pop, pop, pop! Boom bom boom! Throught the day. No time for memorandums now. Go ahead! Liberty and independence forever!" ( traduct.: pop........boom! Toute la journée! Pas le temps pour les palabres aujourd'hui! Liberté et Indépendance à jamais!).

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MessageSujet: Re: Fort Alamo 6 mars 1836   Dim 20 Avr 2008 - 9:12

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Les Paroles :

Born on a mountain top in Tennessee,
Greenest state in the land of the free.
Raised in the woods so's he knew every tree,
Killed him a bear when he was only three.

Davy, Davy Crockett King of the Wild Frontier.

Fought single handed through the Injun war,
Till the Creeks was whipped and peace was restored.
And while he was handling this risky chore,
Made himself a legend, forevermore.

Davy, Davy Crockett the man who don't know fear.

He went of to Congress and served a spell
Fixin' up the government and laws as well.
Took over Washington, I heard tell,
And patched up the crack in the Liberty Bell.

Davy, Davy Crockett, seein' his duty clear.

When he come home, his politickin' was done,
While the western march had just begun.
So he packed his gear, and his trusty gun
And let out a grinnin' to follow the sun.

Davy, Davy Crockett, Leadin the Pioneer.














A suivre.....

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MessageSujet: Re: Fort Alamo 6 mars 1836   Dim 20 Avr 2008 - 9:36

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James Bowie



James Bowie (10 avril 1796 - 6 mars 1836), surnommé Jim Bowie, était un pionnier amèricain et un soldat qui a pris part à la Révolution du Texas et est mort au Fort Alamo. Bowie est aussi connu pour le style de couteau qu’il portait, couteau qui est maintenant connu comme le couteau Bowie. Des histoires sur sa personnalité l’ont rendu l’un des personnages les plus colorés de l’histoire du Texas.

Il est né au Kentucky et passa la plupart de sa vie en Louisiane. Pour plusieurs annèes il a été un spéculator en terre, mais la plupart de ses actes eut découvert de dépendre des faux titres de propriété. En 1827 il devint un célèbre après des reportages du Sandbar Fight, comme Bowie a tué le shérif de la Paroisse des Rapides avec un grand couteau.

En 1830, Bowie avant de déménager au Texas, où il se voir accorder la citoyenneté du Mexique et il a marrié la fille du vice-gouvernor du province. Bowie a beaucoup voyagé dans les premiers années de sa mariage et il a cherché pour la mine de San Saba. Avec le commencement de la Révolution du Texas Bowie a engagé sur la milice de Texas, et il a commandé une armée a la Bataille de Concepcion et au dispute de la herbe. En Janvier 1836, il a se joint avec l’armée de Texas à l’Alamo en San Antonio. Bien qu’il a été le commandant d’armée volontaire à l’Alamo, il a été alité avec une maladie, restant William Travis a commandé les volontaires et l’armée active. Bowie est mort aves les autres défenseurs de l’Alamo en 6 Mars, 1836. Les témoignages ont différés, mais la "plus populair, et probablement la plus exact" narration affirme que Bowie est mort dans son lit, après il a tué quelques soldats Mexicains.


Lettre manuscrite adréssée à J Bowie par Austin



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Dernière édition par jyce le Dim 20 Avr 2008 - 10:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Fort Alamo 6 mars 1836   Dim 20 Avr 2008 - 10:18

William Travis

Né à Saluda County en Caroline du Sud, il est l'ainé d'une famille de onze enfants. Il serait né le 1er ou le 9 août 1809 selon les historiens.

A l'âge de 9 ans, il déménage avec sa famille dans la ville de Sparta en Alabama où il reçut une grande partie de son éducation. Il travailla même comme assistant vers la fin de sa scolarité.

A 19 ans, il épouse une de ses étudiantes âgée de 16 ans, Rosanna Cato (1812-1848). Le couple s'installe à Claiborne et a un garçon, Charles Edward, en 1829. Travis publie la même année un journal, le Claiborne Herald. et devient franc-maçon en Alabama. Plus tard, il rejoint l'armée d'Alabama en tant qu'adjudant dans le 26e Régiment, 8e Brigade, 4e Division.

Pour des raisons inconnues à ce jour, Travis quitte l'Alabama au début de l'année 1831 pour rejoindre le Texas, abandonnant sa femme, son fils et sa fille sur le point de naître. Travis et Rosanna divorcèrent officiellement le 9 janvier 1836. Leur fils fût confié à un ami de Travis, David Ayres.




En mai 1831, Travis arriva au Texas, une province mexicaine. Il acheta des terres à Stephen F. Austin et devint avocat à Anahuac. Il joua un rôle important dans les conflits grandissants entre les colons américains et le gouvernement mexicain et fût l'un des leaders du "War Party", un groupuscule opposé au pouvoir mexicain. Il fût une des personnalités à l'origine des émeutes à Anahuac qui accélérèrent le début des hostilités.

La révolution du Texas débuta en octobre 1835 à la bataille de Gonzales. Travis participa au siège de Bexaren Novembre. Le 19 Décembre, Travis fût nommé lieutenant Colonel dans la cavalerie et devint recruteur en chef des officiers de l'armée du Texas. L'armée était composé à ce moment de 384 hommes et officiers répartie en 6 compagnies. Malgré son rang, Travis dût s'occuper personnellement du recrutement de ses propres hommes et eu beaucoup de difficultés à trouver des volontaires.

Le 21 janvier 1836, il reçut l'ordre du gouvernement provisoire de se rendre à Fort Alamo pour renforcer les 120 à 130 volontaires déjà présents. Travis n'était pas ravi à l'origine de cette affectation. " Je vous prie, Excellence, de bien vouloir reconsidérer cet ordre de m'envoyer là-bas commander si peu d'hommes" écrivit-il ainsi à Smith.

Le 3 février, Travis arriva à San Antonio avec 18 hommes en renfort. Le 12 Février, étant l'officier présent le plus gradé, il devint l'officier en chef de la garnison de Fort Alamo. Il prit le commandement des troupes régulière du colonel James C. Neill, de l'armée du Texas, Neill devant retourner auprès de sa famille malade, mais promettant de revenir dans 20 jours. James Bowie (1795-1836) commanderait donc les volontaires et Travis les troupes régulières.

L'armée mexicaine, sous le commandement du Général/Dictateur Antonio López de Santa Anna, lança son attaque contre la mission le 23 février 1836. Dans une brève lettre à l'alcane de Gonzalez, Andrew Ponton, Travis écrivit :

"L'ennemi est largement supérieur en nombre... Nous avons besoin d'hommes et de provisions... Envoyez les nous. Nous avons actuellement 150 hommes déterminés à défendre Alamo jusqu'au bout."
Dans une lettre adressée à la convention du Texas le 3 Mars : "...Actuellement, je suis déterminé à mourir pour défendre ce fort, et mon cadavre reprochera à mon pays sa négligence."



La dernière lettre de Travis avant le siège fût pour David Ayres:

"Prend soin de mon fils. Si notre pays l'emporte, je lui lèguerais une immense fortune; mais si nous perdons et que je meurs, il n'aura rien excepté le souvenir qu'il est le fils d'un homme qui est mort pour sa patrie."
Selon la légende, Travis rassembla ses hommes 3 jours avant l'assaut final et traça un trait sur le sable, invitant tous ceux qui le désiraient à rester à ses côtés pour combattre jusqu'à la mort et se sacrifier pour la toute jeune république du Texas dissidente du Mexique. Tous les défenseurs franchirent la ligne scellant ainsi leur destin vers une mort certaine mais héroïque. Il existe une légende indiquant qu'une seule personne refusa, préférant tenter sa chance en fuyant durant la nuit. Ce serait un soldat d'origine française (un certain Louis Rose) qui aurait connu les guerres napoléoniennes.

Le 6 Mars 1836, au trentième jour de siège, Travis, Bowie, David Crockett, et James Bonham furent tués lors d'une attaque générale sur 4 cotés ainsi que tous les autres défenseurs ( entre188 et 250) durant la bataille de Fort Alamo. Les mexicains prirent le fort après un intense bombardement en escaladant les murs. Travis mourut selon les dires au début de l'engagement alors qu'il défendait le mur nord.

Quand Sante Anna arriva à l'intérieur du fort, il demanda à l'alcade de San Antonio, Francisco A. Ruiz, d'identifier les corps des chefs rebels. Finalement, quelques heures après le dernier coup de fusil, Santa Anna ordonna à une compagnie de dragon de transporter dans les bois tous les corps des texans et de les bruler. A 5 heure ce soir là, les corps de Travis, Corckett et Bowie furent brulés avec ceux des autres défenseurs.


Lettre manuscrite de W Travis du 24/02/1836





source wiképédia pour la bio

A suivre....

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MessageSujet: Re: Fort Alamo 6 mars 1836   Dim 20 Avr 2008 - 10:46

Histoire du Texas

6 mars 1836

Le Mexique s'empare de Fort Alamo

5 000 soldats mexicains lance l'offensive contre le Fort d'Alamo tenu par les Texans. Le Texas avait officiellement proclamé son indépendance vis à vis du Mexique mais le général mexicain Santa Ana, qui commande les troupes, n'entend pas perdre une partie de son territoire. L'offensive de Fort Alamo servira d'exemple et les 187 ressortissants texans du fort seront massacrés. Parmi eux, le trappeur Davy Crockett.

21 avril 1836

La bataille de San Jacinto

Les Texans se révoltent contre le Mexique et gagnent leur indépendance à la bataille de San Jacinto (près de Houston). Ils prennent ainsi leur revanche : la bataille de Fort Alamo qui s'était achevé le 6 mars 1836 avec le massacre des 200 résistants du fort assiégé par 5000 mexicains. Le 29 décembre 1845, le Texas rejoindra les États-Unis d'Amérique en devenant la 28ème étoile du drapeau américain.

24 janvier 1848

Le Mexique cède la Californie

La signature du traité de Guadalupe Hidalgo marque la fin de la guerre du Mexique (1846-1848) qui oppose Mexicains et Américains. Défaits, les Mexicains se voient contraints de céder le Texas, la Californie et le Nouveau-Mexique. Les Etats-Unis récupèrent la moitié du territoire mexicain.


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MessageSujet: Re: Fort Alamo 6 mars 1836   Dim 20 Avr 2008 - 10:49

San Jacinto National Battleground State Historical Park
L'indépendance du Texas


A la limite de Houston, à une trentaine de kilomètres du centre de la ville, là où Buffalo Bayou entre dans la rivière San Jacinto, se trouve le champ de bataille où le Texas gagna son indépendance. Sam Houston commandait les troupes texanes : il captura Antonio Lopez de Santa Anna Perez de Lebron, le général dictateur mexicain qui s'intitulait lui-même "le Napoléon de l'Ouest".

L'armée des volontaires texans est un assemblage hétéroclite de Texians, américains implantés au Texas depuis quelques années, d'Américains et de Tejanos, les Mexicains nés au Texas. Beaucoup de ces Tejanos ont opté pour l'indépendance, plutôt que de subir la dictature centraliste de Santa Anna. Chez ces soldats volontaires, les hommes élisent leurs officiers et les suivent : ces derniers, sans expérience militaire pour la plupart, contestent souvent les ordres de Houston. Ainsi, une bonne partie de l'armée est plus souvent disposée à obéir à ses idées du moment et à ses sentiments plutôt qu'à une stratégie, voire même au simple bon sens. Au total, 800 à 900 hommes : un régiment. Les Mexicains entraînés, équipés, organisés, disciplinés, sont près de 7000 au Texas, mais Santa Anna n'est ce jour là qu'à la tête d'une avant-garde de 800 hommes et officiers, qui vient d'être renforcée par 500 soldats arrivés la nuit précédente sous la conduite du général Cos. Pour les Texans, Santa Anna, c'est le dictateur sanglant qui n'a fait aucun quartier à l'Alamo, celui qui a fait massacrer de sang-froid les quatre cents prisonniers désarmés du presidio La Bahia, à Goliad.

Jusqu'ici, Houston a semblé fuir devant l'armée mexicaine : il manque tellement d'hommes entraînés que, matin et soir, il doit battre lui-même sur un tambour le réveil et l'extinction des feux. Comble de misère, pendant de nombreux jours, l'armée a été encombrée de réfugiés qui fuyaient l'avance mexicaine et qu'elle a du aider, encadrer et nourrir. A San Jacinto, dans les prairies du ranch de Peggy McCormick, Sam Houston va se battre.

Les deux armées campent face à face. La veille, un premier affrontement a eu lieu. Les Texans ont résisté à l'assaut des Mexicains ; à la nuit, chacun s'est replié vers son camp, distant seulement de 900 mètres du bivouac ennemi.

Matin du 21 avril 1836 : l'armée texane se forme en ligne de bataille. Houston et ses officiers tiennent conseil.

"Faut-il attaquer ? Les Mexicains ont l'avantage du nombre : une bataille défensive serait plus efficace."

Cependant, quelques rares officiers prônent l'attaque...

Midi passe, puis deux heures. A trois heures de demi, le conseil de guerre se décide pour une bataille défensive. Sauf Houston : les hommes sont là, en position depuis le matin, prêts pour l'action... Ils veulent de l'action ! Houston va leur en donner !

De son coté, Santa Anna a vu les Texans se mettre en ligne et ne plus bouger. Peu à peu, dans le camp mexicain, l'attention se relâche. Raisonnant probablement comme les officiers texans, Santa Anna se persuade que l'ennemi attendra qu'il attaque. Les troupes arrivées dans la nuit sont fatiguées : autant qu'elles se reposent. Demain, il donnera l'assaut, avec des hommes en bonne condition. Peut-être d'autres renforts arriveront-ils entre temps... Le campement se détend : les hommes font la cuisine, mangent, somnolent, réparent leur équipement. Le Généralissime, dira-t-on plus tard, faisait la sieste avec une esclave mulâtre enlevée dans une ferme des environs. Il n'a même pas fait poster de sentinelles.

Les Texans se mettent en marche. Jusqu'à la moitié du chemin, ils avancent en ligne, au son d'un fifre et d'un tambour. Puis l'excitation reprend le dessus : la ligne se déforme, se brise... Un colonel mexicain les voit. Trop tard ! Les canons, de part et d'autre, échangent deux ou trois tirs. A soixante mètres du camp ennemi, Houston parvient à arrêter ses hommes, juste assez longtemps pour faire tirer une salve sur l'ennemi affolé... Puis c'est la mêlée, à l'arme blanche : "Remember the Alamo", "Remember Goliad". Les Tejanos, dont les frères et les cousins sont morts le 6 mars reprennent le cri en Espagnol : "Recuerden El Alamo".

Les Mexicains surpris se débandent, malgré les efforts de quelques officiers. En dix-huit minutes, le sort la bataille est réglé, mais le massacre continue pendant plus d'une heure.

- "Remember the Alamo", "Remember Goliad"...

Les Texans n'auront que huit morts et vingt-quatre blessés. Plus de six cents cadavres mexicains jonchent le champ de bataille : on les laissera là, en proie aux charognards. Houston prétend qu'ils sont du ressort de Santa Anna. Celui-ci ne s'en préoccupe pas plus que des centaines de Mexicains et d'Américains qu'il a fait tuer en d'autres circonstances.

Le jour du 22 avril se lève. Sam Houston repose sous un arbre : dès le début de la bataille, une balle lui a brisé deux os de la jambe droite et sectionné le tendon d'Achille. Malgré la douleur, il est resté à cheval pendant l'action, et continue de commander.

Soudain, on entend les cris de prisonniers mexicains : "El presidente, el presidente". Santa Anna, en fuite, s'est perdu, a tourné en rond, et a passé la nuit caché dans l'herbe près des marais. Une expédition de chasse vient de le retrouver. Pour n'être pas reconnu, il a tenté de se déguiser : malgré la chemise de soie cousue de diamants qu'il a conservé sous une veste misérable, il a réussi à convaincre les Texans qui l'ont trouvé qu'il n'est qu'un simple officier. Mais ses propres hommes, involontairement, viennent de le trahir : on le conduit au général Houston, qui l'interroge. Chez plus d'un Texan, l'envie de l'exécuter sur-le-champ est forte. Plus subtil, Houston l'envoie au gouvernement provisoire, qui lui fera signer la reconnaissance d'indépendance, et l'enverra à Washington dire que le Mexique ne prétend plus à la souveraineté du Texas.


Cent ans plus tard, l'Etat du Texas construisit un obélisque de 170 mètres sur le champ de bataille. La colonne est située entre les emplacements de deux camps, marqués par des stèles, et se reflète dans un grand bassin. Moyennant quelques dollars - le prix de l'ascenseur, on accède à une plate-forme d'observation, à 148 mètres de haut, d'où on a une vue panoramique sur les marais d'eau saumâtre, les canaux, et une partie des innombrables raffineries du port de Houston : à proximité de la ville se trouvent 25% des capacités de raffinage des Etats-Unis.

Sous la colonne, un musée montre les portraits et les uniformes de protagonistes, les objets de la vie à l'époque mexicaine, et même une pointe de hallebarde française, découverte dans les environs de San Antonio. Comment avait-elle échoué là ?

En suivant le bassin, on parvient à un petit cimetière, où sont enterrés des combattants de San Jacinto, de la Guerre de Sécession, et d'époques ultérieures. En face, dans une darse du Buffalo Bayou, est arrimé le Battleship Texas. Lancé en mai 1912, il fut le seul cuirassé américain à traverser les deux guerres mondiales : il était aux débarquements d'Afrique du Nord, de Normandie, de Provence, d'Hiroshima et d'Okinawa. Long de 174 mètres, il fut le premier navire recevant à son bord un avion. Il était équipé de dix canons de 350, six de 125 mm, dix de 75 et de 40 mm, et 44 canons de 20 mm. Il a résisté aux attaques des kamikazes japonais. Il avait 1810 hommes d'équipage et, en le visitant, on ne peut s'empêcher de se demander comment tant d'hommes pouvaient tenir à bord, confinés ensemble pendant des mois et des mois en mer.


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MessageSujet: Re: Fort Alamo 6 mars 1836   Dim 20 Avr 2008 - 10:55

La bataille de San Jacinto - 21 avril 1836

Les suites d'El Alamo

Après la chute du fort d'El Alamo en mars 1836, Sam Houston eut de grandes difficultés à maintenir un semblant de cohésion à son armée. Les vivres et le matériel manquaient et les désertions atteignirent des sommets. Il fallut toute l'autorité de Houston, qui menaça de fusiller tout déserteur, pour rétablir la situation.
Pendant un mois, les Mexicains poursuivirent Houston et son armée sans parvenir à provoquer l'affrontement décisif. Même si les capacités militaires du général Santa Anna furent, à juste titre, très critiquées, il faut reconnaître que sa poursuite de l'armée texane se révèla habile. Santa Anna chercha à mettre un terme à la guerre soit en s'emparant du général Houston, soit en s'emparant du gouvernement texan. Son choix se porta rapidement sur Houston car le gouvernement fuyait plus vite que l'armée.
Durant cette période, Houston fut très critiqué car il évitait le combat. Le temps ainsi gagné lui permettait de se renforcer en chevaux et volontaires qui, galvanisés par l'héroisme des défenseurs d'Alamo, affluaient maintenant en nombre. Pendant ce temps, les lignes d'approvisionnement de l'armée de Santa Anna s'étendirent démesurément et ce fut au tour de nombreux soldats mexicains de déserter en nombre.
A la mi-avril 1836, Houston disposait de 750 hommes et de deux pièces d'artillerie. Il estima qu'il était en mesure de livrer bataille et, dans l'enthousiasme général, se mit à manoeuvrer autour de l'armée mexicaine au lieu de fuir devant elle. Au même moment Santa Anna apprit par ses espions que le gouvernement texan se trouvait à une soixantaine de kilomètres de ses positions; désireux d'en finir rapidement, il commit l'erreur de diviser ses forces en plusieurs colonnes, ne gardant sous son commandement direct qu'une force d'environ 1.500 soldats.


La bataille

Le 21 avril 1836, Sam Houston arriva en vue de la plaine de San Jacinto où Santa Anna avait établi son camp, avec les 1.500 hommes de ses premières troupes. Le reste de l'armée mexicaine suivait, étiré sur plusieurs jours de marche.
La bataille s'engagea vers 15h30. Les Texans se lançèrent à l'attaque au cri de "Souvenez-vous d'El Alamo" qui se fit entendre pour la première fois dans l'histoire. Les Mexicains ne s'attendaient aucunement à une telle attaque. Dans la chaleur de l'après-midi, des soldats mexicains faisaient leur sieste traditionnelle; certains lavaient leur linge et d'autres préparaient le repas du soir... Aucune disposition défensive n'avait été prise. Santa Anna s'était persuadé que la bande de loqueteux de Houston n'oserait jamais l'attaquer, lui, qui s'était surnommé "le Napoléon du Mexique". La panique fut totale. Après avoir déchargé leurs armes, les Texans ne prirent même pas la peine de les recharger et utilisèrent leurs fusils comme des massues tandis que d'autres se servirent de leurs couteaux...
La bataille ne dura que dix-huit minutes. A son terme, les Texans comptaient 6 tués et 24 blessés, dont Sam Houston, atteint d'une balle à la jambe droite. Les Mexicains déplorèrent 630 morts, 208 blessés et 730 prisonniers dont le général Santa Anna, Président du Mexique. L'armée texane s'empara également de 1.100 fusils et pistolets, 400 chevaux et mules et de plus de 12.000 dollars en espèces.




Les suites de la bataille

La victoire de San Jacinto mit un terme à la guerre. Avec Santa Anna prisonnier, le Mexique perdit toute volonté de se battre. Les troupes mexicaines présentes au Texas étaient encore très nombreuses mais, sans qu'aucun traité de paix ne fut signé, celles-ci cessèrent tout simplement de combattre et les soldats rentrèrent chez eux sans aucune formalité. Santa Anna fut contraint de reconnaître l'indépendance du Texas en échange de sa vie et de sa liberté.
Le Texas indépendant tomba dans les pires difficultés. Le gouvernement passa sous le contrôle de politiciens véreux qui ne réussirent pas à lever d'impôts. Les généraux s'appuyaient sur une armée de 2.500 hommes et menaçèrent d'établir une dictature militaire ... Une élection fut fixée pour la date du 5 septembre 1836 mais, dans l'intervalle, les politiciens perdirent la Constitution de la République du Texas! Onze jours avant l'élection, Houston accepta de poser sa candidature à la présidence de la République et fut élu par 5.119 votes contre 1.130 pour tous les autres candidats réunis.
Durant son mandat de deux ans, Houston parvint, avec des moyens ridicules, à faire construire quelques routes et écoles et à instaurer quelques éléments de justice.
En 1838, le Président du Texas ne pouvant se succéder à lui-même, Mirabeau Lamar fut élu à la tête de l'Etat. Son administration fut désastreuse. Le dollar texan tomba à 3 centimes et l'Etat contracta une dette de 12 millions de dollars-or. A la fin du mandat de Lamar, les caisses de l'Etat étaient vides et il n'y avait même plus de bois pour chauffer le palais présidentiel !
Le mandat de son prédécesseur terminé, Houston fut rappelé et réélu facilement. Il finit par obtenir l'annexion du Texas par les Etas-Unis d'Amérique, ce qui était le seul moyen de rétablir l'équilibre dans la République. Avec l'annexion du Texas en 1846, les Etats-Unis furent aussi gagnants et acquirent plus de terres qu'ils n'en possédaient déjà à cette époque...


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MessageSujet: Re: Fort Alamo 6 mars 1836   Dim 20 Avr 2008 - 11:07

Pour terminer, voici la liste des morts de fort Alamo, quelques images du site

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BADILLO Juan A. - Texas
BAILEY Peter James - Kentucky
BAKER Isaac G. - Arkansas
BAKER William Charles M. - Missouri
BALLENTINE John J. - unknown
BALLENTINE Robert W. - Scotland
BAUGH John J. - Virginia
BAYLISS Joseph - Tennessee
BLAIR John - Tennessee
BLAIR Samuel C. - Tennessee
BLAZEBY William - England
BONHAM James Butler - South Carolina
BOURNE Daniel - England
BOWIE James - Tennessee
BOWMAN Jesse B. - Arkansas
BROWN George - England
BROWN James - Pennsylvania
BROWN Robert - unknown
BUCHANAN James - Alabama
BURNS Samuel E. - Ireland
BUTLER Geoge D. - Missouri
CAMPBELL Robert - Tennessee
CANE John - Pennsylvania
CAREY William R. - Virginia
CLARK Charles Henry - Missouri
CLARK M.B. - unknown
CLOUD Daniel William - Kentucky
COCHRAN Robert E. - New Jersey
COTTLE George Washington - Tennessee
COURTMAN Henry - Germany
CRAWFORD Lemuel - South Carolina
CROCKETT David - Tennessee
CROSSMAN Robert - Massachussetts
CUMMINGS David P. - Pennsylvania
CUNNINGHAM Robert - New York
DARST Jacob C. - Kentucky
DAVIS John - Kentucky
DAY Freeman H.K. - unknown
DAY Jerry C. - Missouri
DAYMON Squire - Tennessee
DEARDUFF William - Tennessee
DENNISON Stephen - England
DESPALLIER Charles - Louisiana
DICKINSON Almeron - Tennessee
DILLARD John H. - Tennessee
DIMPKINS James R. - England
DUEL Lewis - New York
DUVALT Andrew - Ireland
ESPALIER Carlos - Texas
ESPARZA Gregorio - Texas
EVANS Robert - Ireland
EVANS Samuel B. - New York
EWING James L. - Tennessee
FISHBAUGH William - Alabama
FLANDRES John - Massachussetts
FLOYD Dolphin Ward - North Carolina
FORSYTH John Hubbard - New York
FUENTES Antonio - Texas
FUQUA Galba - Alabama
FURTLEROY William H. - Kentucky
GARNETT William - Tennessee
GARRAND James W. - Louisiana
GARRETT James Girard - Tennessee
GARVIN John E. - unknown
GASTON John E. - Kentucky
GEORGE James - unknown
GOODRICH John Calvin - Tennessee
GRIMES Albert Calvin - Georgia
GUERRERO Jose Maria - Texas
GWYNNE James C. - England
HANNUM James - unknown
HARRIS John - Kentucky
HARRISON Andrew Jackson - unknown
HARRISON William B. - Ohio
HASKELL (HEISKELL) Charles M. - Tennessee
HAWKINS Joseph M. - Ireland
HAYS John M. - Tennessee
HERNDON Patrick Henry - Virginia
HERSEE William D. - England
HOLLAND Tapley - Ohio
HOLLOWAY Samuel - Pennsylvania
HOWELL William D. - Massachussetts
JACKSON William Daniel - Ireland
JACKSON Thomas - Ireland
JAMESON Green B. - Kentucky
JENNINGS Gordon C. - Connecticut
JOHNSON Lewis - Wales
JOHNSON William - Pennsylvania
JONES John - New York
KELLOG Johnnie - unknown
KENNEY James - Virginia
KENT Andrew - Kentucky
KERR Joseph - Louisiana
KIMBALL (KIMBLE) George C. - New York
KING William P. - unknown
LEWIS William Irvine - Virginia
LIGHTFOOT William J. - Virginia
LINDLEY Jonathan L. - Illinois
LINN William - Massachussetts
LOSOYA Toribio D. - Texas
MAIN George Washington - Virginia
MALONE William T. - Virginia
MARSHALL William - Tennessee
MARTIN Albert - Rhode Island
McCAFFERTY Edward - unknown
McCOY Jesse - Tennessee
McDOWELL William - Pennsylvania
McGEE James - Ireland
McGREGOR John - Scotland
McKINNEY Robert M. - Ireland
MELTON Eliel - Georgia
MILLER Thomas R. - Tennessee
MILLS William - Tennessee
MILLSAPS Isaac - Mississippi
MITCHUSSON Edward F. - Virginia
MITCHELL Edwin T. - Georgia
MITCHELL Napoleon B. - unknown
MOORE Robert B. - Virginia
MOORE Willis - Mississippi
MUSSELMAN Robert - Ohio
NAVA Andres - Texas
NEGGAN George - South Carolina
NELSON Andrew M. - Tennessee
NELSON Edward - South Carolina
NELSON George - South Carolina
NORTHCROSS James - Virginia
NOWLAN James - Ireland
PAGAN George - Mississippi
PARKER Chistopher - Mississippi
PARKS William - North Carolina
PERRY Richardson - unknown
POLLARD Amos - Massachussetts
REYNOLDS John Purdy - Pennsylvania
ROBERTS Thomas H. - unknown
ROBERTSON James - Tennessee
ROBINSON Isaac - Scotland
ROSE James M. - Virginia
RUSK Jackson J. - Ireland
RUTHERFORD Joseph - Kentucky
RYAN Isaac - Louisiana
SCURLOCK Mial - North Carolina
SEWELL Marcus L. - England
SHIED Manson - Georgia
SIMMONS Cleveland Kinlock - South Carolina
SMITH Andrew H. - Tennessee
SMITH Charles S. - Maryland
SMITH Joshua G. - North Carolina
SMITH William H. - unknown
STARR Richard - England
STEWART James E. - England
STOCKTON Richard L. - Virginia
SUMMERLIN Spain - Tennessee
SUMMERS William E. - Tennessee
SUTHERLAND William D. - Alabama
TAYLOR Edward - Tennessee
TAYLOR George - Tennessee
TAYLOR James - Tennessee
TAYLOR William - Tennessee
THOMAS B.Archer M. - Kentucky
THOMAS Henry - Germany
THOMPSON Jesse G. - Arkansas
THOMSON John W. - North Carolina
THRUSTON John M. - Pennsylvania
TRAMMEL Burke - Ireland
TRAVIS William Barret - South Carolina
TUMLINSON George W. - Missouri
TYLEE James - New York
WALKER Asa - Tennessee
WALKER Jacob - Tennessee
WARD William B. - Ireland
WARNELL Henry - Arkansas
WASHINGTON Joseph G. - Tennessee
WATERS Thomas - England
WELLS William - Georgia
WHITE Isaac - Kentucky
WHITE Robert - unknown
WILLIAMSON Hiram J. - Pennsylvania
WILLS William - unknown
WILSON Davis L. - Scotland
WILSON John - Pennsylvania
WOLFE Anthony - England
WRIGHT Claiborne - North Carolina
ZANCO Charles - Denmark
JOHN, black - unknown
JIMINES Damacio - Texas

Y a t-il eu des déserteurs à Fort Alamo ?

La question mérite d'être posée et fait l'objet de recherches actuellement. Pendant longtemps, soucieux de ne pas écorner le mythe, les historiens ont occulté certains témoignages. Je vous livre ici mes recherches à ce sujet.

- Pas de désertions massives
Une chose est sûre, aucun témoignage ne fait état de désertions dans les rangs des défenseurs. A l'arrivée du contingent Méxicains, nous disposons de données très précises issues des journaux de campagne des officiers de Santa Anna. Selon ces sources, le fort, encerclé, a fait l'objet d'une surveillance accrue et aucune tentative d'évasion n'a été relevée. Pourtant, les assaillants s'attendaient à observer des fuites. Deux événements auraient pu effrayer certains défenseurs. Premièrement, Santa Anna hissa le drapeau rouge signifiant que personne ne sera épargné. Plus tard, Travis a averti ses hommes de l'imminence de l'assaut final et qu'aucun renfort ne viendrait les aider. Les troupes mexicaines ne mentionnent toujours aucune tentative de fuite.

- Un seul déserteur? le cas Moses Rose
Il semble cependant qu'un seul homme ait décider de quitter le fort juste avant la bataille du 6 mars. Selon Susanna Dickinson, épouse d'un défenseur et épargnée par Santa Anna, un certain Moses Rose quitta le fort lorsque Travis expliqua la situation désespérée d'Alamo aux volontaires. D'autres témoignages convergent tout en situant le départ de cet homme à différents moments du siège.



En tout état de cause, il est évident que l'existance ou non de ce déserteur ne porte pas ombrage à la décision collective des défenseurs d'Alamo de rester malgré leur mort annoncée. Cela aurait même du, en toute logique, en influencer certains. Il n'en a rien été...


RESCAPES:

- Aucun combattant n'a été épargné dans cette tuerie.

- Susanna Dickinson, sa fille, Joe l'esclave de Travis et quelques autres femmes ont été épargnés. Leurs témoignages ont été essentiels.












Fin.....Pour le moment (Jycé)

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MessageSujet: Re: Fort Alamo 6 mars 1836   Dim 20 Avr 2008 - 22:20

Bonsoir,

Bravo Jycé pour ce magnifique travail, très documenté et illustré.
J'étais loin de connaitre tous les détails de cette saga américaine.

J'aimerais te dire "encore!"

Amitiés - René - sm9

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Fort Alamo 6 mars 1836

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